Statut
de protection
Arrêté
du 23 avril 2007 : Article 2. / Convention de Berne : Annexe II. /
Directive Habitats-Faune-Flore : Annexe IV.
Identification
Une seule espèce pour le genre
Proserpinus.
Aucune ambiguïté pour l’identification. Petit Sphinx dont
l’aile
antérieure (20 à 21 mm) est fortement découpée. Dessus, fond de l’aile
gris olivâtre avec une large bande médiane courbe brune bordée
de
blanchâtre et englobant une tache discale noire. Bord marginal de
l’aile plus sombre. Aile postérieure, dessus, fond jaune-ocre avec une
bordure marginale noire. (Femelle plus grande et plus sombre que le
mâle).
Biologie / Ecologie
P. proserpina
vole en
mai-juin en une seule génération (parfois une deuxième génération
partielle en septembre). La femelle pond ses œufs sur la face
inférieure du limbe des feuilles de la plante nourricière. Les
chenilles se développent sur différentes espèces d’Epilobes, la
littérature mentionne également la Salicaire et l’Onagre. Elle ne se
nourrit, en général, que la nuit. La nymphose a lieu au sol dans la
litière, ou parfois dans une logette souterraine aménagée par la
chenille. La chrysalide hiverne. Le Sphinx de l’Epilobe est un
excellent volateur, capable de faire du vol stationnaire (lorsqu’il
butine), de voler à reculons et de faire des déplacements verticaux à
grande vitesse. Il vole en général au crépuscule à la recherche des
sources de nectar.

Habitat
Affectionne
les milieux ensoleillés mais suffisamment humides pour
qu’il y pousse sa plante-hôte. Il va donc occuper différents biotopes
tels que les vallées, les lisières de bois, les clairières, les berges
de ruisseaux et autres fossés…
Répartition
Largement distribuée depuis l’Afrique du Nord jusqu’à l’Asie mineure,
en passant par le sud, l’ouest et le centre de l’Europe ; manque dans
le nord. En France, surtout présent dans la
partie centrale et méridionale. Très largement répandu mais très
localisé, peu commun à l’état imaginal.
En Limousin, localisé et peu abondant. Surtout cité de Corrèze.
Statut
Principalement connu du sud-ouest de la Corrèze, les observations en
Limousin, comme dans le reste de la France,
varient
souvent d’une année à l’autre, même lorsqu’il s’agit d’une bonne
localité. L’espèce peut donc être rare, vulnérable ou menacée, mais le
statut ne peut être établi faute d’information.
Carte de réparition de Proserpinus
proserpina
en Limousin. © SEL 2009.
Mesures
conservatoires
Maintenir des milieux
ouverts où poussent les plantes nourricières et favoriser le
développement des espèces nectarifères par une fauche annuelle tardive
adaptée avec exportation des matières. Bannir l’entretien forcené des
fossés des bords de routes et chemins.