Proserpinus proserpina (Pallas, 1772) - Le Sphinx de l'épilobe

Famille des Sphingidae : 24 espèces en France / 17 espèces en Limousin.


Statut de protection

Arrêté du 23 avril 2007 : Article 2. / Convention de Berne : Annexe II. / Directive Habitats-Faune-Flore : Annexe IV.

IdentificationP. proserpina

Une seule espèce pour le genre Proserpinus. Aucune ambiguïté pour l’identification. Petit Sphinx dont l’aile antérieure (20 à 21 mm) est fortement découpée. Dessus, fond de l’aile gris olivâtre avec une large bande médiane courbe brune bordée de blanchâtre et englobant une tache discale noire. Bord marginal de l’aile plus sombre. Aile postérieure, dessus, fond jaune-ocre avec une bordure marginale noire. (Femelle plus grande et plus sombre que le mâle).

Biologie / Ecologie

P. proserpina vole en mai-juin en une seule génération (parfois une deuxième génération partielle en septembre). La femelle pond ses œufs sur la face inférieure du limbe des feuilles de la plante nourricière. Les chenilles se développent sur différentes espèces d’Epilobes, la littérature mentionne également la Salicaire et l’Onagre. Elle ne se nourrit, en général, que la nuit. La nymphose a lieu au sol dans la litière, ou parfois dans une logette souterraine aménagée par la chenille. La chrysalide hiverne. Le Sphinx de l’Epilobe est un excellent volateur, capable de faire du vol stationnaire (lorsqu’il butine), de voler à reculons et de faire des déplacements verticaux à grande vitesse. Il vole en général au crépuscule à la recherche des sources de nectar.

chenille de P. proserpina


Habitat

Affectionne les milieux ensoleillés mais suffisamment humides pour qu’il y pousse sa plante-hôte. Il va donc occuper différents biotopes tels que les vallées, les lisières de bois, les clairières, les berges de ruisseaux et autres fossés…

Répartition

Largement distribuée depuis l’Afrique du Nord jusqu’à l’Asie mineure, en passant par le sud, l’ouest et le centre de l’Europe ; manque dans le nord. En France, surtout présent dans la partie centrale et méridionale. Très largement répandu mais très localisé, peu commun à l’état imaginal. En Limousin, localisé et peu abondant. Surtout cité de Corrèze.

Statut

Principalement connu du sud-ouest de la Corrèze, les observations en Limousin, comme dans le reste de la France, varient souvent d’une année à l’autre, même lorsqu’il s’agit d’une bonne localité. L’espèce peut donc être rare, vulnérable ou menacée, mais le statut ne peut être établi faute d’information. 


Carte de réparition de Proserpinus proserpina en Limousin. © SEL 2009.

Mesures conservatoires

Maintenir des milieux ouverts où poussent les plantes nourricières et favoriser le développement des espèces nectarifères par une fauche annuelle tardive adaptée avec exportation des matières. Bannir l’entretien forcené des fossés des bords de routes et chemins.

Accueil