
nt gros (environ 3 cm de
long), de couleur brun-noir.
La seule Cétoine pouvant éventuellement ressembler à O. eremita serait Gnorimus variabilis,
(gros spécimens) à la différence près que cette dernière espèce
présente quatre petites taches blanches sur les élytres qui font défaut
chez O. eremita.
Les larves peuvent être identifiées par un entomologiste expérimenté et
spécialisé. Elles sont de type melolonthiformes (apparence de larves de
Hanneton).
tés de terreau
ne suffisent plus à l’alimentation des larves. Les larves
du dernier
stade vont construire, au cœur du terreau de la cavité, une coque à
l’aide de sécrétions qui se solidifient en incluant divers
matériaux présents dans le substrat. Elles restent dans cette coque
jusqu’au printemps
suivant où elles se nymphosent. Ce n’est qu’à la fin de l’été que les
adultes émergeront. Ils resteront dans la cavité si les conditions le
permettent (volume de terreau disponible) ou bien ils quitteront
l'arbre à la recherche d’un autre plus favorable.
ésentant des cavités et
autres sites
favorables pour la ponte reste indispensable. Cela est valable aussi
bien en forêt qu’en zone bocagère. Les gros arbres présents dans les
haies du système bocager sont des réservoirs d’une grande importance
pour cette espèce. Une attention toute particulière devra être apportée
au maintien des gros arbres des haies, ce qui favorisera la pérennité
de cet habitat. Autrement dit, éviter la disparition des haies et de
leurs gros arbres en pensant, dès à présent, au remplacement des arbres
les plus dépérissants par d’autres de même essence, pour assurer une
rotation des habitats potentiels.
En forêt, le maintien de quelques arbres au delà de l’âge
d’exploitation (150 à 200 ans) permet la préservation des habitats
favorables à cette espèce. Des îlots de vieillissement peuvent être
également envisagés, à l’échelle d’un massif sur des surfaces pouvant
aller de 5 à 10 % du massif. Les secteurs les plus âgés pourront servir
de guide pour réaliser des îlots de vieillissement. Le Pique-Prune est
une espèce très difficile à détecter, aussi la forte corrélation qui
existe entre la présence de cette espèce et d’autres espèces de
Cétoines peut aider à la mise en place d’îlots de vieillissement. Ces
espèces de cétoines fortement corrélées à la présence d’Osmoderma eremita
sont : Gnorimus
variabilis et Potosia
fieberi, toutes présentes en Limousin.LUCE J.-M. (1995) - Les Cétoines microcavernicoles de la forêt de Fontainebleau (Insecta, Coleoptera : niches écologiques, relations inter-specifiques et condition de conservation des populations. Thèse du Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris.
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