Statut
de protection
Directive
Habitats-Faune-Flore : Annexe II.
Identification
Bien qu’elle ait appartenu au genre
Callimorpha (qui
regroupait les espèces
dominula
et
quadripunctaria),
cette espèce est actuellement l’unique représentante du genre
Euplagia
en France. L’identification de cette

Ecaille ne présente aucune
ambiguïté tant l’ornement du dessus des ailes antérieures est
caractéristique : des bandes verticales crème zèbrent un fond brun-noir
soyeux à nuances vertes sous certains angles. Le dessus des ailes
postérieures est rouge orangé avec des taches noires.
Biologie
/ Ecologie
L’espèce présente une génération
annuelle. Le papillon vole de fin juillet à début septembre. Les
femelles pondent vers la fin de l’été sur diverses plantes basses,
principalement des herbacées comme les Orties, les Plantains, les
Pissenlits ou les Lamiers. Des arbres ou arbustes caducifoliés (les
Sureaux ou les Noisetiers par exemple) peuvent également faire partie
des plantes nourricières. Les chenilles commencent leur développement
avant de rentrer en diapause hivernale. Elles l’achèveront au printemps
suivant. La nymphose se fait dans la litière peu avant l’été, la
chrysalide est enveloppée d’un cocon lâche. L’imago de cet Hétérocère a
une activité principalement diurne (contrairement à sa chenille),
l’ornementation disruptive des ailes antérieures constitue un excellent
camouflage lorsqu’il est posé, ailes à plat le long du corps. Il
butine, entre autres, les fleurs d’Eupatoire chanvrine et celles, dans
les jardins notamment, des Buddléas.
Habitat
L’espèce affectionne surtout les biotopes
chauds et ensoleillés. Elle fréquente les friches, les lisières à
végétation dense, les flancs de vallées bien exposés à proximité des
ruisseaux, etc. On peut la rencontrer en milieu urbain dans les parcs
ou les jardins.
Répartition
Largement répartie en France et, notamment, dans le Limousin.
Carte de répartition d'Euplagia
quadripunctaria
en Limousin. © SEL 2009.
Statut
L’espèce est protégée en France par l’annexe II de la directive «
Habitats ». Elle y figure parmi les espèces prioritaires avant même
Maculinea nausithous,
M. telejus,
Eriogaster catax
et bien d’autres encore ! Cette classification abusive semble relever
d’une erreur initiale ayant peut-être fait l’amalgame avec la
sous-espèce
rhodosensis
(Daniel, 1953) endémique de l’île de Rhodes. L’Ecaille chinée
est une espèce commune et relativement abondante sur le territoire
national. En Limousin, la situation semble similaire, bien que le
nombre de données soit faible.
Mesures conservatoires
Maintien des milieux bien exposés à végétation basse dense, riches
en espèces botaniques, en lisières, dans les vallées, à proximité des
ruisseaux…
Pour
aller plus loin
Cahiers
d'habitats