Statut
de protection
Arrêté du 23 avril 2007 : Article
2. / Convention de Berne : Annexe II. / Directive Habitats-Faune-Flore
: Annexes II et IV.
Identification
Il existe quatre espèces du genre
Eriogaster
en France (
E. lanestris,
E. arbusculae,
E rimicola,
E catax)
dont deux recensées en Limousin (
E.
lanestris,
E.
catax). L’identification ne pose pas de réels problèmes,
le

dessus
de l’aile antérieure (14 à 17 mm) d’
E.
catax
est caractérisé par, chez le mâle, un gros point discal blanc pur, sur
un fond fauve jaunâtre séparé d’une plage submarginale brune par une
fine bande transversale jaune. Aile postérieure uniformément de la
couleur de la plage submarginale de l’aile antérieure. La femelle, aux
mêmes dessins, est plus grande, de coloration brune et possède une
grosse touffe de poils à l’extrémité abdominale.
Biologie
/ Ecologie
Une génération annuelle. L’imago
vole en automne. Les œufs sont pondus en groupes sur les branches de la
plante nourricière et sont recouverts par la pilosité de l’extrémité
abdominale de la femelle. La diapause a lieu à l’état d’œuf. Les
chenilles éclosent au printemps et vivent leur premiers stades dans un
nid communautaire. D’après la littérature, elles se
montreraient assez polyphages. Parmi les plantes nourricières on trouve
principalement le Prunellier, l’Aubépine, les Poiriers sauvages plus
rarement le Bouleau, le Chêne, le Peuplier, l’Orme et le Berberis (d’a
près Rougeot et Viette, 1978
; J. de
Freina, 1997).
La nymphose a lieu en été dans un fin cocon semblable à un œuf. D’après
Rougeot et Viette, lorsque les Papillons ne peuvent émerger en raison
d’un froid trop précoce, l’émergence aurait lieu au printemps suivant.
Les papillons ont une activité nocturne.
Habitat
Pour son développement, la chenille a, en élevage, besoin de soleil, de
chaleur et de sécheresse
(E.
Friedrich,
1975).
Il semble donc normal que l’espèce tende à rechercher, dans le
milieu
naturel, des conditions xérothermophiles. Elle fréquente les taillis
riches en espèces végétales, les bordures des haies et les
lisières de
feuillus qui satisfont à ses exigences.
Répartition
Présente presque partout en France mais jamais commune. En
Limousin, seules quelques chenilles ont été trouvées dans deux
localités corréziennes. Aucune trace de capture d’imagos, peut-être en
raison de son vol tardif (octobre), à une saison où peu
d’entomologistes prospectent encore, la nuit de surcroît !
Statut
Pas de déclin apparent en France, mais l’espèce est très localisée. En
Limousin, elle peut être rare, vulnérable ou menacée mais le
statut ne peut être établi faute d’information.
Mesures conservatoires
L’espèce est largement liée aux milieux arbustifs de caducifoliés,
il faudra prendre en compte dans la gestion forestière l’effet néfaste
de l’enrésinement et l’importance du maintien des taillis en évitant
une fermeture excessive des milieux. La préservation des haies
bocagères riches en Prunelliers et en Aubépines est de toute première
importance.
Références
bibliographiques
ROUGEOT P.C. & VIETTE P. (1978) - Guide des papillons nocturnes
d'Europe et d'Afrique du Nord. Delachaux et Niestlé (Lausanne).
DE FREINA J.J.
(1997) - Eriogaster
catax
Linnaeus, 1758.
p. : 117-120. In VAN HELSDIGEN P.J., WILLEMSE L. & SPEIGHT
M.C.D.
(eds), Backgroud information on invertebrates of the Habitat Directive
and the Bern Convention. Part I - Crustacea, Coleoptera and
Lepidoptera. Coll. Nature et Environnement, n°79, Conseil de l'Europe,
Strasbourg, 217 p.
Pour
aller plus loin
Cahiers
d'habitats